|
21 octobre > 5 décembre 2010
Petite salle d’exposition
Guerre en face(s) - Virginie Cornet
Exposition
Oeuvres photographiques
En partenariat avec le Musée royal de l'armée (Bruxelles)
En parallèle à l’exposition "Gaz ! Gaz ! Gaz ! La guerre chimique", l’Historial de la Grande Guerre expose la création photographique "Guerre en face(s)" de Virginie Cornet. L’artiste y présente sa vision de la guerre chimique : un jeu subtil entre le visage du soldat, les objets qu’il côtoie au quotidien vus à travers un masque à gaz, et sa souffrance.
« En 2007, en chinant dans de vieilles publications, mon regard s’est arrêté sur le visage de militaires de la guerre 14-18. En lisant les textes du tableau d’honneur, je fus submergée par l’horreur et la souffrance engendrée par la guerre. Spontanément, j’ai décidé de traiter ces images en laissant libres mes sentiments. J’avais, déjà par le passé, été attirée par le Musée de l’Armée [de Bruxelles] et possédais dans ma photothèque une série de photos de masques à gaz. Le rapport entre l’objet «sauveteur» et le militaire devint une évidence. Un jeu subtil, sans procédé numérique, débuta entre le visage, l’objet et la souffrance. Ce dialogue me permit de créer des images chargées d’émotions et d’exprimer ma vision de l’horreur de la guerre » Virginie Cornet
Virginie Cornet est née en 1973 à Bruxelles. Son premier contact avec l’apprentissage artistique se fait à Saint-Luc, en art de l’image. Elle poursuit ses études à la Cambre (ENSAV) en design industriel et en graphisme, d’où elle est diplômée. En 2006, libre de toute contrainte, elle se consacre à la photo. Cet art lui permet de laisser libre cours à son imagination et de créer sans a priori sur la technique.
1er décembre > 13 février 2011
Grande salle d'exposition
De la terre à la guerre :
travaux d'élève en arts plastiques
Exposition proposée par le service éducatif de l’Historial
La Grande Guerre durant quatre ans a violenté la terre. Jusque-là
perçue comme nourricière, elle devient porteuse de souffrances.
La Grande Guerre durant quatre ans a violenté la terre. Dans une nation de paysans, la terre est pourtant jusque-là perçue comme nourricière : c’est celle que l’on prépare, que l’on travaille, que l’on soigne et qui porte la récolte source de vie. Mais bientôt, mise à mal par la dureté et la durée des combats, la terre devient porteuse de souffrances, elle reçoit la mort et offre un linceul à ceux qui se sont battus au nom de la patrie, la terre des ancêtres. Au quotidien même, la terre est martyrisée quand elle est pulvérisée par les armes nouvelles, et la terre martyrise quand elle colle aux brodequins, quand elle envahit la gamelle, quand elle recouvre les corps. Mais la terre protège quand elle est devient tranchée. Passée la guerre, elle garde la mémoire de tous ces instants, de toutes ces stigmates, elle livre parfois des parcelles d’objets et offre à nos mémoires des traces de son histoire.
Le sens de ce matériau, à la fois fondamental et banal, est donc modelé par les événements. En quoi la guerre est-elle une matrice de l’évolution de la représentation de la terre ?
Etablissements scolaires participants :
Ecole primaire de Cappy (80)
Collège Boucourt de Roisel (80)
Collège Béranger de Péronne (80)
Lycée professionnel Condorcet de Saint-Quentin (02)
Artistes intervenants :
Agnès Gomez
Michel Krakowski
Programme sous réserve de modifications.
Information : 03.22.83.14.18 -
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
|