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Autres sites

L' Est du département de la Somme est jalonné d’étapes révélant la mémoire de la Grande Guerre : musées, mémoriaux, vestiges des combats, cimetières, et autres lieux de mémoire : irlandais, terre-neuviens, australiens, sud-africains, allemands, français… Vous en trouverez ici quelques uns...

Brochures sur demande au CDT (http://www.somme14-18.com/ ) et à l'Historial.

Circuits organisés pour les groupes : renseignements et réservations: group@historial.org

Le Tourisme de mémoire

Le 1er juillet 1916 reste une date sans équivalent dans la mémoire britannique : ce fut le jour le plus sanglant de toute l'histoire de l'armée britannique avec près de 60 000 pertes (tués, blessés, disparus). Il représente depuis dans la mémoire collective à la fois un test de la valeur britannique et une des plus grandes et inutiles tragédies. Chaque nom de village de la Somme est désormais mentalement associé à une ville ou une région du Royaume-Uni qui y a envoyé des combattants. La partie sud du circuit concerne le secteur français tandis que celle du nord concerne les Britanniques.

 

 Les cimetières

Cimetière militaire allemand de Rancourt. Cimetière militaire allemand de Rancourt.

Une place particulière doit être réservée à une forme spécifique de tourisme de mémoire, celle de la visite d’un cimetière pour retrouver la tombe d'un aïeul. Au travail du deuil et à la commémoration se mélangent les sphères intimes et publiques. A partir de la fin des années 1920, les cimetières sont davantage visités que les champs de bataille eux-mêmes. De nos jours, le regain d'intérêt - souvent par la génération des petits-enfants - pour la Grande Guerre longtemps éclipsée par la Seconde Guerre mondiale, entraîne une augmentation de la fréquentation des cimetières.

Quelle que soit la nationalité du cimetière, il représente un indice sur les conditions de vie et de mort des hommes par son emplacement, sa composition, les inscriptions caractéristiques ou originales, ou encore son histoire. Ils témoignent des tentatives des sociétés, au sortir de la guerre, de faire face à un deuil de masse dont nous ne saisissons pas encore aujourd'hui toutes les conséquences.

Les 14 cimetières allemands, 19 français et 410 britanniques de la Somme peuvent aisément être distingués :

Gérés par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, les cimetières allemands sont reconnaissables à leurs croix noires, en fonte ou en pierre, souvent au milieu d'un parc planté d'arbres. Crée en 1919, le Volksbund a pour mission de recenser, préserver et entretenir les tombes de soldats allemands à l'étranger. L'organisation permet

Tombes catholiques et musulmane dans le cimetière militaire français d'Albert. Le cimetière militaire français d'Albert.

notamment grâce à son site Internet de localiser la tombe d'un soldat : http://www.volksbund.de/

Les cimetières français sont caractérisés par leurs croix blanches et le mat où flotte le drapeau français ; ils comportent toujours un ossuaire. Les services du Ministère de la Défense gèrent l'entretien des nécropoles françaises. Les fiches des soldats français « morts pour la France » sont consultables sur http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Cimetière britannique de Longueval.

Les cimetières britanniques sont très nombreux dans la zone du front car le choix a été d'enterrer les corps le plus proche possible de l'endroit où les soldats ont été tués. Il n'y eut que peu de regroupement en nécropole comme ce fut le cas pour les Français et pour les Allemands. Les stèles des soldats britanniques se trouvent dans des cimetières accompagnés de la « Croix du sacrifice » (Cross of Sacrifice), lorsque ces derniers se composent de plus de 40 sépultures, et de la « Pierre du souvenir » (Stone of Remembrance), lorsqu'ils regroupent plus de 1 000 sépultures. La Commonwealth War Graves Commission, créée en 1917, gère l’ensemble des cimetières britanniques dans le monde : http://www.cwgc.org/

 

Villers-Bretonneux

Mémorial australien Villers-Bretonneux Mémorial australien Villers-Bretonneux. - © Vincent Laude

Villers-Bretonneux, situé sur la route reliant Amiens à Saint-Quentin, était la clé de la défense d'Amiens qui n'est qu'à 16 kilomètres. Ce gros bourg a connu les incessants mouvements des troupes françaises et britanniques, mais son nom est surtout lié à l'arrêt de l'offensive allemande de mars par les troupes australiennes, le 25 avril 1918. Le corps expéditionnaire, commandé pour la première fois par le général australien John Monash, délivrera définitivement une partie importante de l'est de la Somme.

Les liens officiels et privés avec l'Australie n'ont jamais cessé de se resserrer. Le jumelage avec Robinvale en 1984/1985 et l'exhumation du Soldat inconnu australien en novembre 1993 ont confirmé cette relation privilégiée. La commémoration annuelle de l'« Anzac Day », en présence de l'ambassadeur australien, le samedi le plus proche du 25 avril, et la visite de très nombreux Australiens tout au long de l'année, ne font que la renforcer. Le sigle ANZAC signifie « Australian and New Zealand Army Corps », tandis que l'Anzac Day rappelle le débarquement des troupes australiennes le 25 avril 1915 à Gallipoli en Turquie.

Le mémorial national australien, inauguré en 1938, témoigne de la participation de ces soldats du bout du monde aux combats de la Première Guerre mondiale.

Le musée franco-australien, situé dans l'école Victoria (reconstruite en 1927 grâce aux dons de familles australiennes de l'État du Victoria), comporte de nombreuses témoignages, un centre de documentation et une salle audiovisuelle.

Musée australien municipal, 9 rue Victoria.

Visite de 9h30 à 12h30 et de 14 à 18 h tous les jours ouvrables sauf lundis et mardis matin ;de 14 h à 18 h les 1er et 3e dimanches du mois.

Tél./Fax : 03 22 96 80 79

Cantigny

Cantigny, monument à la première division américaine. - © Didier Cry

Plusieurs monuments se dressent à Cantigny  pour rappeler la participation américaine pendant la Grande Guerre.

La bataille de Cantigny , est une bataille qui eut lieu le 28 mai 1918. Elle est la première offensive américaine pendant la première guerre mondiale.

Un régiment de la 1ère division d'infanterie américaine (env. 4000 hommes), sous les ordres du major-général Robert Lee Bullard, prit le village de Cantigny, tenu jusqu'alors par la 18ème Armée allemande du général Oskar von Hutier.

Les Français participèrent à la prise du village en fournissant une couverture aérienne (renseignements), l’appui de 368 pièces d'artillerie lourde, des mortiers, et des lance-flammes. De plus la progression de l'infanterie américaine fut facilitée par douze chars français.

La progression américaine sur la ligne de front fut d'un peu moins de deux kilomètres. Malgré sept contre-attaques, les troupes américaines réussirent à tenir leurs positions au prix d'importantes pertes, 1 067 tués ou blessés. Le succès américain à Cantigny allait être complété par de nouvelles victoires à Château-Thierry et au bois Belleau.

 

Soyécourt

Soyécourt, tranchées du Bois Wallieux. - © Aude Carrier

Ce lieu de mémoire témoigne de la grande offensive de 1916 dans la Somme, décidée par le commandant en chef français Joffre, et dont l'objectif est de couper les voies de communication allemandes en provenance du Nord-Est. Devant les difficultés éprouvées par les Britanniques à progresser vers le nord-est, les Français décident une action vers l'Est ; ils s'emparent de Soyécourt le 3 septembre 1916.

Le bois de Soyécourt conserve les traces du combat : tranchées, trous d'obus, carrières sont à demi-recouverts d'arbres mais témoignent encore de l'horreur des combats.

A l'occasion de la commémoration du 80e anniversaire de l'Armistice, le Ministère de la Culture a passé commande à l'artiste Ernest Pignon-Ernest. Celui-ci a disposé dans le bois de Soyécourt des sculptures en bronze sur le thème de l'arbre et de ses racines, qui symbolisent la mémoire de ce lieu.

 

Fay

Site de Fay. Site de Fay. - © Yazid Medmoun

Ce lieu de mémoire témoigne également de la grande offensive de 1916 dans la Somme.

Malgré l'attaque sur Verdun en février 1916, Joffre décide de maintenir son offensive dans la Somme, le rôle étant désormais confié aux Britanniques. Le village de Faÿ est enlevé par les troupes coloniales françaises le premier jour de l'offensive.

Entièrement détruit par la guerre des mines, ce village serait dans la Somme le seul à ne pas avoir été reconstruit à la même place. Le village actuel se trouve à une centaine de mètres. Le site initial est aménagé en promenade et conserve les traces des fondations de certains bâtiments (église, maisons particulières).

Vous trouverez, en cliquant ici , d'autres sites de la Grande Guerre présentés par le Comité du Tourisme de la Somme. Il vous est également possible de télécharger gratuitement un audio-guide  sur les champs de bataille de la Somme en mp3. 

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Historial de la Grande Guerre
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