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Dans cette rubrique vous trouverez l'actualité culturelle liée à la Grande Guerre.
Essais cliniques, évaluation thérapeutique et procès médicaux, de la Première à la Seconde Guerre mondiale
Wartime, Therapeutic Evaluation and Standards from WWI to WWII Clinical Trials, Experimentation
Pour tout renseignement :
dhvs@unistra.fr
Colloque "Stress et Trauma" penser et soigner. Samedi 3 décembre 2011. Amiens Pôle Cathédrale
© Tourisme en Tardenois
On 12 November 2011, nearly a hundred years after the outbreak of the Great War, a new war memorial will be unveiled on the site of Croix Rouge farm, close to the village of Fère-en-Tardenois in northern France which saw heavy fighting in the 1914-1918 conflict. The statue – a dramatic and poignant sculpture of an American soldier holding a dead comrade – commemorates the sacrifice made by the American 42nd ‘Rainbow’ Division in the Great War, a conflict all too frequently overlooked in American popular memory. The 42nd ‘Rainbow’ Division played a key role in the late-July 1918 campaign by the American and French forces against the Germans; this new memorial will mark one of the ‘Rainbow’ Division’s most daunting battles during this phase of the war, which took place on 26 July 1918 when the 167th Alabama Infantry regiment, part of the Division, successfully regained the Croix Rouge Farm, a fortified farmhouse, which was the last stand of the German army south of the Ourcq river, after two assaults.
Famously earning its nickname the ‘Rainbow’ Division from General Douglas MacArthur because it contained men from all across the United States, the 42nd suffered heavy casualties in the campaigns of 1918: Croix Rouge Farm was no exception, costing some 162 American dead from the 167th Alabama Infantry Regiment. The Croix Rouge site, currently unmarked, owes its belated recognition to the actions of a dedicated voluntary Alabama Foundation which has purchased the ruins of the farm in order to preserve the location and commissioned the memorial sculpture to raise greater public awareness of American sacrifices in the Great War. A veritable military pieta, the new memorial sculpture, by the acclaimed British sculptor James Butler, is currently on display at the Royal Academy of Arts in London until August 2011. For Butler, the military pieta theme is at the core of this work: ‘the dead soldier is limp as if his body had just been lifted from the battlefield. The figure holding the dead man began to have the presence of the Angel of Mercy.’ When it reaches its final resting place at Croix Rouge Farm the sculpture will mark a fitting tribute to the Americans who died there – its installation also a symbolic reminder of the terrible overall toll of many thousands of Americans of all races, ethnicities and creeds who died fighting in the Great War.
For further information see: http://croixrougefarm.org/ ![]()
La Staatsgalerie de Stuttgart propose une exposition intitulée Kriegszeit – Kollwitz, Beckmann, Dix, Grosz rassemblant des œuvres graphiques (gravures, eaux fortes, dessins) consacrées par ces artistes aux violences de guerre de la période 1914-1945.
Avant d’évoquer les œuvres présentées, il faut d’emblée noter que le titre de l’exposition qui signifie « Temps de guerre » mais renvoie également au titre d’une revue éponyme datant de la Grande Guerre et publiant des œuvres des artistes allemands en réaction au conflit, est doublement trompeur. Trompeur parce que nombre des œuvres exposées – notamment de Käthe Kollwitz – sont en apparence sans rapport direct avec les conflits, certaines datant même d’avant 1914. Trompeur également car le titre néglige de mentionner la présence dans l’exposition, entre autres, d’œuvres de Ludwig Meidner, d’Ernst Barlach mais surtout de Wilhelm Rudolph et d’Otto Herrmann, artistes moins connus mais dont les œuvres consacrées aux bombardements de Dresde et à la bataille de Stalingrad sont tout aussi passionnantes.
L’ensemble le plus complet est celui de Käthe Kollwitz. Toutefois, les œuvres consacrées aux guerres et à ses conséquences y sont minoritaires. On y retrouve les célèbres séries gravées consacrées à la guerre des paysans ou à la révolte des Tisserands d’après la pièce de Gerhart Hauptmann ainsi que de nombreuses gravures d’inspiration sociale. En rapport direct avec la Grande Guerre figure en revanche une série passionnante de gravures intitulé « La guerre » (Der Krieg) consacré au deuil des parents, aggravé par leur culpabilité d’avoir laissé, voire encouragé, leurs fils à s’engager. L’expérience intime de Kollwitz, qui perdit un fils à la guerre, est au cœur de cette série d’une grande force, que complètent d’autres œuvres consacrées à la même thématique ou témoignant de l’engagement pacifiste et socialiste de l’artiste après 1918.
Der Krieg est aussi le titre de la fameuse série de 1924 d’Otto Dix que les visiteurs de l’Historial connaissent bien. Elle est présentée ici au grand complet dans un tirage d’époque de très belle facture aux côtés notamment d’un des tableaux phares de Dix consacré aux anciens combattants devenus mendiants que possède la Staatsgalerie, Le Marchand d’allumettes de 1920. Le panorama consacré à la Grande Guerre et à ses conséquences est complété par des œuvres de Grosz, Beckmann et Barlach.
La dernière salle est consacrée à la Seconde Guerre mondiale et à sa mémoire – traitée notamment à travers une œuvre iconoclaste et provocante d’Anselm Kiefer de 1969 dans laquelle l’artiste se met en scène dans d’anciens paysages occupés de l’Europe en faisant le salut nazi.
L’horreur de la guerre, dans la filiation de Dix, est représentée par Otto Herrmann et Wilhelm Rudolph. Le premier, ancien combattant de la Grande Guerre, présenta au public en 1950 un portfolio de soixante gravures intitulées Les damnés et inspirée par la lecture du roman Stalingrad de Theodor Plievier. Particulièrement saisissantes, les œuvres représentent la bataille de Stalingrad comme un enfer dans laquelle les combattants sont les damnés mais aussi les démons. Ils sont en effet montrés alternativement comme des victimes d’une horreur sans nom et sans fin mais aussi comme des bourreaux se livrant à des exécutions sommaires et des massacres. Les œuvres firent scandale en leur temps car elles livraient des combattants de la Wehrmacht une image loin d’être héroïque. Tout aussi saisissante est la série consacrée par Wilhelm Rudolph, qui lui-même survécut au bombardement, au martyr de la ville de Dresde des 13 et 14 février 1945. À partir de dessins réalisés immédiatement après les faits, le graveur réalisa en fait une sorte de memento mori de l’apocalypse avant la reconstruction et l’oubli.
L’exposition est complétée par un très beau catalogue. On peut seulement regretter que les textes, écrits par des historiens de l’art et des conservateurs, souvent fort intéressants et de bon niveau, ne soient pas complétés par un article remettant l’ensemble dans une perspective plus strictement historique. Une lacune que comble cependant un cycle de conférence organisé en collaboration avec la Bibliothek für Zeitgeschichte de Stuttgart.
Nicolas Beaupré
Liens utiles :
http://www.staatsgalerie.de/ausstellung/kriegszeit/ ![]()
http://www.staatsgalerie.de/ausstellung/kriegszeit/kalender.php ![]()
La chanteuse de rock britannique PJ Harvey propose avec son dernier opus une exploration en musique et en chanson de l’histoire de son pays et de sa propre identité. Plusieurs de ses chansons qui sonnent comme des hymnes ironiques ou des élégies douces-amères sont consacrées aux guerres passées et en particulier à la Grande Guerre et à ses tranchées. Elles s’inscrivent explicitement dans la grande tradition de la WarPoetry. Hanging in the Wire évoque ainsi un soldat suspendu dans les barbelés du No Man’s land. PJ Harvey interroge dans The Glorious Land et The Words That MakethMurder le prix à payer pour la gloire et le dévoiement du verbe. Bitter Branches évoque lui le deuil de guerre. Les bras des veuves saluant le départ des hommes sont devenus des branches amères s’étendant par dessus le monde.
PJ Harvey consacre trois chansons à Gallipoli et aux Anzacs. Dans le très beau All And Everyone,elle évoque l’omniprésence et l’omnipotence de la mort sur Bolton’sRidge sur lequel aujourd’hui s’étend Shell Green Cemetery, l’un des grands cimetière des Anzacs. La chanson suivante, On Battleship Hill, évoque une visite sur un autre lieu du champ de bataille que la « nature cruelle » a finit par reconquérir. Dans la dernière chanson du disque, The Colour of the Earth, elle donne la parole à un soldat évoquant la mort de Louis, son meilleur ami « combattant dans la tranchée Anzac » et qui est resté là-bas, sur la montagne. Alors qu’il ne reste de lui qu’un « petit tas d’os », la terre de la montagne, a, elle, pris, ce jour-là, la couleur du sang.
Un projet vidéo remarquable accompagne la sortie de l’album. Le réalisateur Seamus Murphy a en effet réalisé un court métrage pour chacune des chansons de l’album.
Nicolas Beaupré
Liens utiles : sur les sites de Gallipoli et l’expérience des Anzacs, un site officiel australien :
Sur le dernier disque de PJ Harvey, le site officiel de l’artiste : http://www.pjharvey.net/ ![]()
Les vidéos de Seamus Murphy :http://www.youtube.com/user/letenglandshake ![]()
L’exposition « War & Game(s) » qui est ouverte du 7 avril au 16 octobre 2011 au Musée royal de l’Armée à Bruxelles confronte de façon troublante les œuvres photographiques de Virginie Cornet et les jouets de la Grande Guerre. Cette confrontation entre art contemporain et objets de collection permet d’appréhender comment le monde imaginaire du jeu en plein essor a permis à la fois de mobiliser l’enfance dans la Première Guerre mondiale et de donner aux enfants les moyens de s’approprier le sens d’une guerre qui les touchaient directement. Au fond, cette belle exposition interroge les rapports entre la fiction et la réalité, entre le jeu et la signification du réel, entre la propagande et l’appropriation de l’expérience.
Laurence van Ypersele
Historial de la Grande Guerre
Château de Péronne
BP 20063
80201 PERONNE cedex
Tél : (+33) 3 22 83 14 18